L’équipe de France U18 s’apprête à disputer sa demi-finale du Championnat d’Europe, ce vendredi à 19h30, face à l’Italie. À quelques heures de cette rencontre décisive, l’entraîneur des Bleuets, Paul Cooper, est revenu sur le remarquable parcours de son équipe.
Tout avait pourtant mal commencé avec une défaite 3-1 contre la Bulgarie lors du match d’ouverture. Un revers qui a servi d’électrochoc. « Le premier match nous a piqués. On a réagi avec beaucoup d’orgueil en battant l’Espagne 3-0. Ça a complètement lancé notre compétition. » Depuis cette défaite inaugurale, les Français ont enchaîné six victoires consécutives pour se hisser dans le dernier carré de la compétition. Un parcours d’autant plus remarquable que cette génération revenait de loin, comme le rappelle Paul Cooper. « Je n’oublie pas d’où on vient, troisième au WEVZA, et beaucoup de blessures sur cette génération, et je suis très fier d’eux. »
Le sélectionneur estime que la réussite de son équipe repose notamment sur une identité de jeu bien particulière, façonnée pour tirer le meilleur parti des qualités de son groupe. « Nous développons un jeu que peu d’équipes arrivent à comprendre. On n’a pas le choix vu nos gabarits et c’est une marque de fabrique de la formation française. » Dans le détail, il décrit une équipe qui mise avant tout sur la défense, la qualité technique et la variété offensive. « Privilégier la défense, la manipulation de balle, l’alternance offensive. Nos remplaçants jouent beaucoup et nos deux passeurs sont très différents, ce qui crée de la confusion en face. » L’intensité est également devenue l’une des signatures de cette équipe. « L’intensité à chaque match est assez folle et, à cet âge-là, ça fait une énorme différence. Les équipes ont parfois peur qu’on s’enflamme, et c’est souvent ce qui arrive. Avec nos gabarits, je ne pensais pas qu’on réussirait à prendre trois points sur tous les autres matchs et à finir premiers de cette « poule de la mort ». »
Une force mentale forgée toute l’année
Si les Bleuets ont remporté leurs six dernières rencontres sur les scores de 3-0 ou 3-1, tout n’a pas toujours été simple. Menés à plusieurs reprises, les Français ont systématiquement trouvé les ressources pour inverser la tendance. Une maturité impressionnante pour un groupe dont certains éléments, comme Jaden Ebagne ou Antonin Bonnard, n’ont que 15 ans. Pour Paul Cooper, cette solidité mentale n’est pas le fruit du hasard. « C’est leur force. On le travaille toute l’année et ils jouent beaucoup de matchs pendant la saison pour faire face à ces situations de stress. Ils ont des séances collectives et individuelles de préparation mentale avec notre kiné, qui possède des compétences dans ce domaine. »
Face à l’Italie, les Français devront une nouvelle fois s’appuyer sur leurs fondamentaux pour espérer décrocher une place en finale. Pour leur entraîneur, leurs forces sont clairement identifiées : « la défense, l’intensité et le plaisir ». En cas de victoire, les Bleuets retrouveront dimanche à 19h30 le vainqueur de l’autre demi-finale entre la Pologne et la Bulgarie, avec un titre européen à aller chercher.