Devant près de 3000 spectateurs réunis pour cette deuxième confrontation, Cesar Hernandez a décidé de reconduire le même sept de départ que jeudi soir. Malgré une entame un petit peu compliquée, le premier set de la rencontre nous a offert un véritable bras de fer. En effet, les bleues ont haussé leur niveau dans tous les secteurs par rapport à la veille. Offensivement, Enora Danard-Selosse a pu compter sur toutes ses attaquantes, ce qui a naturellement ouvert des espaces et rendu l’attaque française bien plus efficace. On a également retrouvé le fond de jeu des bleues, capable d’embêter les plus grandes nations du volley féminin en les emmenant dans de longs échanges. Le sélectionneur de l’équipe de France a ensuite pu compter sur son banc, le double changement passeuse/pointue (Chameaux/Rovira) s’avérant efficace, tout comme les entrées de Jaegy et Bah, apportant de la stabilité pour la première et de la puissance offensive pour la seconde.
Le deuxième set fut bien plus compliqué. Malgré une réception solide (57 % de réceptions positives), l’équipe de France n’a pas réussi à embêter les Italiennes, la faute notamment à une relation passeuse/attaquantes moins performante. De l’autre côté, les championnes du monde en titre se sont mises en mode rouleau compresseur, finissant le set à 59 % d’efficacité à l’attaque.
La dernière manche a commencé de la meilleure des manières pour les Françaises qui se sont appuyées sur un savant mélange de bloc/défense et d’attaques percutantes pour prendre le large et compter jusqu’à 8 points d’avance sur leurs voisines transalpines. En face, l’iconique sélectionneur italien Julio Velasco a dû prendre ses deux temps morts pour apporter des solutions à ses joueuses, qui se sont ensuite appuyées sur un bloc ultra efficace (6 dans le set) pour remonter au score et dépasser les bleues en retrouvant également leur efficacité en attaque.
L’équipe de France va maintenant se préparer au tournoi d’Apeldoorn aux Pays-Bas, où elle affrontera le pays hôte ainsi que l’Allemagne et l’Ukraine.