Le titre est provocateur mais les faits (et probablement la culture de l’instant) nous donnent envie d’évoquer les frères Marttila, fers de lance d’une Finlande euphorique après les trois premiers matchs de poules.
Qu’est ce que l’on aurait aimé être ce lundi au cœur d’une Nokia Arena de Tampere bien garnie pour vivre la troisième victoire des Finlandais. Les hommes d’Olli Kunnari ont fait le plein et caracolent en tête de la poule C après avoir battu sèchement la Serbie et le Danemark et arraché une victoire au forceps contre la Belgique de Ferre Reggers, futur pointu de Pérouse.
Alors bien sûr, on savait que les Finlandais avaient des arguments et n’en étaient pas à leur coup d’essai. Lors du dernier championnat du monde, ils ont atteint les 8ème de finale et ont marqué les esprits en battant, notamment, les Français. Pas invité lors de la VNL pour cause d’un classement mondial insuffisant, les Finlandais arrivaient en embuscade dans cet EuroVolley. Ils se retrouvent en bonne position pour terminer premier de poule et s’ouvrir le tableau des phases finales en évitant l’épouvantail Italien et les talentueux Slovène.
Lors de ces trois succès, les Finlandais se sont notamment appuyés sur leur duo de réceptionneurs attaquants, Luka et Nooa Marttila. Côté statistiques, ils ont cumulé 28 points contre le Danemark, 33 points pour se défaire d’une Belgique accrocheuse et d’un Sam Deroo à 28 unités, avant de lever le pied et de scorer 21 points pour écraser une bien pâle équipe de Serbie. Pour autant les deux frangins ne sont pas des inconnus et même bien connus en France. L’aîné de la fratrie, Luka, évoluera la saison prochaine en Turquie après être passé par Montpellier et Monza. Quant au cadet, Nooa continuera sa progression pour une deuxième saison à l’Arago de Sète après avoir été décisif en play-offs la saison dernière. Leurs performances n’ont laissé que des miettes à Niko Suihkonen qui évoluait à Tours la saison dernière.
La saison passée justement, ils ont eu des trajectoires différentes. D’abord Luka qui, après son départ en cours de saison de Monza, a rejoint la Turquie et le Fenerbahçe. Peu utilisé en Italie, il a rarement atteint la dizaine de points sur les 13 matchs de championnat qu’il a disputés. De son côté Nooa s’est illustré dans le championnat de France au point de devenir un membre décisif des Sétois, demi-finaliste surprise. Dans un premier temps très solide sur le jeu arrière avec des stats éloquentes 58% de réceptions positives et 30% excellentes, il a su développer son jeu offensif en fin de saison, notamment lors des deux victoires contre Tourcoing en playoffs.
Alors où s’arrêteront les Finlandais et leur fratrie de réceptionneurs-attaquants ? Réponse d’ici le 26 septembre.