Il y a des joueurs dont le nom est déjà familier du grand public, et puis il y a ceux qui avancent plus discrètement, en construisant leur histoire saison après saison. Des joueurs parfois encore peu connus, mais qui méritent que l’on s’attarde sur leur parcours, leur personnalité et les choix qui ont façonné leur carrière. Timo Beriot est de ceux-là. À 25 ans, le Français s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire avec le Plessis-Robinson, un club des Hauts-de-Seine qui nourrit de belles ambitions pour la saison 2026-2027 qui débutera le 17 octobre prochain.
Originaire du 92, Timo Beriot a passé quatre saisons à l’Arago, de 2020 à 2024, avant de rejoindre Cannes. C’est sur la Côte d’Azur, lors de l’exercice 2024-2025, qu’il va découvrir une nouvelle dimension de son jeu. Réceptionneur-attaquant de formation, il est alors amené à dépanner à la pointe pour remplacer Reda Haikal, le pointu égyptien de l’époque. Une situation qui aurait pu n’être qu’un simple passage, mais qui va finalement devenir une véritable opportunité.
Timo s’y montre rapidement à son avantage et signe plusieurs performances remarquées : 27 points contre Paris, 25 contre Tours ou encore 27 contre Sète. Une saison de découverte à la pointe, mais surtout une saison durant laquelle le Français comprend qu’il peut apporter davantage qu’à son seul poste de réceptionneur-attaquant.
La suite de son parcours va confirmer cette évolution. À Toulouse, sous les ordres de Patrick Duflos, il connaît une saison radicalement différente puisqu’il évolue cette fois à 100 % à la pointe. Une première véritable saison dans la peau d’un pointu, avec forcément une période d’adaptation. « C’était ma première saison à 100 % à la pointe donc j’ai été un peu inconstant, ce qui m’a coûté du temps de jeu, mais je suis heureux d’avoir pu me montrer vraiment performant lors de matchs importants pour l’équipe », explique-t-il. Malgré cette adaptation nécessaire, Beriot parvient à se montrer décisif à plusieurs reprises. Il dépasse trois fois la barre des 25 points et signe notamment son record en Division 1 avec 29 unités face à Narbonne lors de la première journée.
Le Plessis-Robinson, un nouveau défi et de nouvelles responsabilités
C’est justement cette polyvalence qui a séduit le Plessis-Robinson. Les premiers échanges entre les deux parties ont commencé après une rencontre à Toulouse, avant que l’intérêt ne devienne progressivement plus concret. « Après le match à Toulouse, on a commencé à un peu échanger avec le Plessis-Robinson, mais rien de bien concret. On est restés en contact et petit à petit l’intérêt grandissait. Je devais attendre de savoir ce que Joévin Wa-Bala faisait puisqu’il était encore sous contrat, il me semble. Quand son départ a été acté, on a pu entamer sérieusement les négociations puis finaliser le contrat », raconte Timo.
Le Français arrive donc dans un nouveau projet. S’il a signé comme pointu, Cédric Logeais compte également sur lui au poste de réceptionneur-attaquant, un poste qu’il occupe actuellement durant la préparation. « J’ai signé comme pointu, mais le coach m’a directement dit qu’il comptait sur ma polyvalence pour jouer en 4. C’est quelque chose que j’aimerais développer à l’image d’un certain Nikolov, car ça permet de jouer sur deux postes, donc d’avoir plus de chances d’être sur le terrain, ce qui est évidemment l’objectif. »
Et comme si ce nouveau challenge ne suffisait pas, Timo Beriot portera également pour la première fois le brassard de capitaine. Une responsabilité particulière pour celui qui est originaire des Hauts-de-Seine et qui retrouve donc un territoire qui lui est familier. « C’est un honneur car c’est une marque de confiance, en plus ici car je suis originaire du 92. Mais ça ne change pas grand-chose fondamentalement à qui je suis ou à la manière dont je me conduis au sein du groupe. »
Un choix que Cédric Logeais avait déjà en tête, mais que le technicien souhaitait confirmer après avoir observé le groupe durant la préparation. Le collectif est encore en construction, mais Timo se montre plutôt satisfait de ses premières semaines. « Le groupe apprend encore à se connaître, mais ça progresse bien de match en match. On récupère Jérémie Mukelenge qui était au Championnat d’Afrique. »
Le capitaine a connu une petite alerte physique lors de la préparation avec une entorse au genou, mais celle-ci est désormais derrière lui « Ça va mieux, plus de peur que de mal. J’ai pu jouer mon premier match complet face à Tourcoing la semaine dernière« . avant de poursuive « Ça s’est plutôt bien passé puisque j’ai disputé les quatre sets. »
Pointu, réceptionneur-attaquant, capitaine, Timo Beriot arrive avec plusieurs cordes à son arc. Son histoire est encore loin d’être écrite. Elle a commencé à Boulogne, s’est construite à l’Arago, enrichie à Cannes puis à Toulouse, et s’écrit désormais dans les Hauts-de-Seine.