Plusieurs joueurs se sont dits choqués de voir la salle remplie à seulement 30 % lors des demi-finales. C’est notamment le cas de Yuriy Gladyr, central de Zawiercie et finaliste de cette édition, qui n’a pas mâché ses mots dans le média polonais Interia Sport : « C’est un échec total. C’est dommage : c’est le tournoi le plus important de la saison en Ligue des Champions, au plus haut niveau, avec un club hôte en plus. Les tribunes masquées m’ont surpris. On en avait presque les larmes aux yeux en jouant samedi et en regardant les tribunes ou les photos. Un joueur attaque, sert, et derrière lui il n’y a que des sièges vides. C’est quelque chose qui doit être analysé très sérieusement. Une telle chose ne peut pas arriver. »
Les chiffres illustrent parfaitement ce désastre : seulement 3 461 spectateurs pour la première demi-finale, 4 271 pour la seconde, 3 100 pour la petite finale et 5 800 pour la grande finale. Des affluences extrêmement faibles pour une compétition de ce standing.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet échec. D’abord, une promotion jugée insuffisante, comme l’a également souligné Yuriy Gladyr : « En allant à la salle, je n’ai vu aucune publicité indiquant que le tournoi se déroulait ici. C’est triste de voir que le volley reste encore un sport assez de niche. » À cela s’ajoutaient une forte concurrence sportive et des tarifs particulièrement élevés. Au même moment se disputaient notamment le Masters 1000 de Rome ainsi qu’un match important de la Juventus face à la Fiorentina. Sans oublier des prix de billets pouvant atteindre 270 euros, de quoi décourager une partie du public.
D’après mes recherches retraçant les affluences des éditions du XXIe siècle disputées au format Final Four, la première demi-finale de cette édition est tout simplement la moins suivie du XXIe siècle pour un match d’ouverture de Final Four, avec seulement 3 461 spectateurs. C’est la première fois depuis l’instauration de ce format au XXIe siècle que la première demi-finale d’un Final Four passe sous la barre des 4 000 spectateurs. Quant à la grande finale, avec 5 800 spectateurs, elle constitue la cinquième pire affluence du siècle, derrière les éditions de 2002 (3 750), 2001 (4 500), 2004 (5 100) et 2013 (5 400). Il s’agit également de la plus faible affluence enregistrée pour une finale depuis treize ans, et ce malgré le sacre de Perugia, qui a dominé la compétition et décroché un deuxième titre consécutif, cette fois devant son public, dans son propre pays.
Une réponse
C’est sympa de parler de Ligue des Champions mais ça aurait été sympa de faire un article sur le tire de Montpellier en MSL