VA : Gros match face à l’une des plus grosses écuries et sûrement le club le plus riche de Turquie ! Qu’est-ce qui a fait la différence dans cette rencontre difficile ?
Jean Patry : « Je dirais que, par rapport aux années précédentes, notre équipe de Galatasaray est un peu plus homogène. Je crois aussi qu’on a été très performants au service et au bloc. En attaque, on a également une grosse percussion. Mais je pense que l’agressivité dont on a fait preuve au service et au bloc a vraiment été l’une des clés du match. »
VA : Comment t’es tu senti individuellement sur ce match ?
J.P : « Individuellement, je me suis bien senti, j’ai fait mon match. Dès le début, Nimir m’a un peu explosé le doigt, donc j’ai eu du mal par la suite. Mais il fallait que je reste dans le match. Chaque fois que je frappais le ballon, j’avais mal jusque dans le coude. Mais bon, ça fait partie du jeu. Je pense que ce n’est pas grand-chose, juste des petits trucs chiants qu’il faut gérer. Sinon, j’étais présent, avec 50 % de réussite en attaque. Je pense que je peux apporter davantage, mais il faut qu’on joue encore plus ensemble pour progresser. Le passeur peut peut-être me solliciter davantage et me faire plus participer au jeu, parce que je suis un pointu et j’ai besoin de ballons. J’ai besoin d’attaquer et d’être impliqué dans le jeu, comme je l’ai été au quatrième set. Je n’ai pas envie d’être spectateur, j’ai besoin d’être dans l’action. C’est donc un point qu’on pourra essayer de régler lors des prochains matchs. »
VA : Tu en rêvais, remporter un titre en Turquie après 3 finales perdues. Qu’est ce que ça représente pour toi de soulever enfin un trophée en Turquie sous les couleurs de Galatasaray ?
J.P : « C’est maintenant ma troisième saison à Galatasaray. Mon objectif, depuis le début et encore aujourd’hui, c’est de gagner le plus de titres possible avec ce club. Je suis donc vraiment très content d’être allé chercher celui-là. Cela faisait environ sept ans que Galatasaray n’avait pas remporté de titre, et c’est seulement le troisième en 37 ans. Je suis vraiment fier et heureux, parce que c’est ce que je recherche depuis deux saisons. Je suis très heureux de pouvoir offrir ce titre à la Galatasaray family, à tous les fans et à tous les supporters du club. »
VA : Peut-on dire que le Galatasaray est devenu un club particulier pour toi puisque tu viens d’y remporter un 3e trophée en carrière en club ?
J.P : « Galatasaray est devenu un club particulier pour moi. Je m’y sens très bien. Je sais que les fans me soutiennent beaucoup et m’aident énormément, et je suis vraiment heureux ici. Je pense qu’il y a un bel avenir pour le volley à Galatasaray et que ce sport est en train de prendre une place importante là-bas. J’en suis fier, parce que je pense avoir contribué à faire évoluer l’image du volley à Galatasaray. Si ce sport peut devenir l’une des disciplines phares de Galatasaray, j’en serais vraiment heureux. Je pense qu’il y a de belles choses à faire ici. Il nous reste encore toute une saison à jouer, avec beaucoup d’autres objectifs. J’ai de grandes ambitions pour la suite et nous allons tout donner. Personnellement, je vais tout donner. »