Une ouverture grandiose sur la Piazza del Plebiscito de Naples. C’est la promesse de la ville et de la CEV pour le premier match italien de l’Eurovolley masculin, ce jeudi soir. Les images rendues publiques du stade de 6 500 places, construit en pleine ville pour accueillir l’affrontement entre l’Italie et la Suède, ont de quoi faire saliver les fans de volley et promettent des plans magnifiques à la diffusion. Mais leur vue peut aussi rappeler un précédent très récent sur un autre continent.
En effet, dans la soirée de lundi, le volley universitaire féminin de la NCAA américaine était en ébullition pour un événement qui avait tout d’une exceptionnelle soirée. Au stade (en extérieur) de Wrigley Field, à Chicago, deux matchs étaient planifiés et plus de 43 000 personnes s’étaient déplacées pour assister à cette magnifique publicité pour le volley féminin.
Le premier match entre l’Université du Kentucky et Penn State s’est déroulé sans accroc. Pour ce qui est du second, joué plus tard dans la soirée, entre les équipes des universités du Missouri et du Nebraska (équipe médiatique s’il en faut aux États-Unis), il a été marqué par des conditions dégradées.
Dès le début du match, les joueuses ont paru à la peine pour jouer et ont éprouvé les plus grandes difficultés à se déplacer sans glisser. Ces arabesques des joueuses stars telles qu’Andi Jackson ou Bergen Reilly, qui ont donné lieu à des vidéos devenues instantanément virales sur les réseaux sociaux, étaient dues à l’état d’humidité du terrain sur lequel elles jouaient.
En effet, le point de condensation de l’eau a rapidement été atteint avec la chute de la température à l’approche de la nuit. Ceci a fortement humidifié le terrain, rendant impossible tout déplacement rapide et mettant en danger l’intégrité physique des protagonistes du soir. Les joueuses se sont alors efforcées, sans succès, d’essuyer le terrain pendant les différentes interruptions, qui ont aussi donné lieu à des battles de danse improvisées entre les stars du jour.
Si des internautes et des suiveurs ont évoqué la possibilité de créer un système de chauffage à l’eau sous la surface de jeu pour éviter de telles conditions, la NCAA ne semblait pas avoir envisagé cette éventualité. Les images des glissades sont, soit dit en passant, facilement trouvables sur Internet et valent sérieusement le détour.
Des exemples moins chaotiques de matchs joués en extérieur sont aussi importants à citer. Le Championnat d’Europe féminin 2023 avait déjà organisé un match en extérieur en Italie, plus précisément à Vérone. Celui-ci s’était tenu sans encombre et sans que ni Italiennes ni Roumaines (adversaires ce soir-là) n’aient à s’en plaindre. Il était organisé devant 9 000 personnes dans les arènes de Vérone, amphithéâtre romain construit entre le Ier et le IIIe siècle. Ces rendez-vous mêlant volley et histoire en Italie semblent donc appréciés de la CEV.
Autre période et autre match marquant en extérieur : les joueuses de Nebraska (toujours elles) avaient attiré plus de 92 000 personnes dans le stade de l’équipe de football américain de leur université pour un match contre Omaha, battant du même coup le record de spectateurs pour un événement de sport féminin.
Si les matchs disputés à l’extérieur sont toujours le théâtre de belles émotions, espérons maintenant qu’un événement international tel que l’Eurovolley soit préparé à des conditions climatiques changeantes inhérentes à l’environnement. Sinon, préparez-vous à assister à des glissades spectaculaires de Simone Gianelli et de ses coéquipiers et adversaires du soir.