Le Paris Volley pourrait bientôt ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. Vainqueur de la Ligue des champions en 2001, le club parisien intéresse aujourd’hui Vitality, acteur majeur de l’e-sport avec un très beau palmarès, qui devrait présenter une offre d’ici la fin du mois. Des négociations pourraient ensuite s’engager avec les actionnaires actuels.
Le dossier intervient plusieurs années après l’une des périodes les plus compliquées de l’histoire récente du Paris Volley. En 2018, le club avait été rétrogradé en Ligue B et était alors confronté à d’importantes difficultés financières, au point de voir son avenir menacé. Il avait finalement évité la disparition grâce à l’arrivée de nouveaux investisseurs, parmi lesquels Stéphane Antiga, ancien joueur du club et ancien international français.
Les actionnaires arrivés à cette période ont depuis accompagné la reconstruction du Paris Volley et son développement. Antoine Brizard, double champion olympique avec l’équipe de France, a également rejoint le capital par la suite. Le club a retrouvé sa place en Ligue A et a remporté la Coupe de France au printemps dernier (3-1 face à Nice).
Aujourd’hui, les actionnaires actuels souhaitent passer la main après avoir participé au sauvetage du club puis à son développement. Une reprise permettrait au Paris Volley d’envisager une nouvelle étape, avec davantage de moyens et de structuration pour poursuivre son développement et, à terme, retrouver une place parmi les références du volley français et européen.
La formation au cœur de l’intérêt pour le dossier
Au-delà de l’équipe professionnelle, la formation pourrait constituer l’un des principaux intérêts de Vitality pour le Paris Volley. Le PUC Volley compte plus de 1 500 licenciés et dispose d’un important vivier de jeunes joueurs, avec de nombreux représentants en équipe de France.
Le fonctionnement de la structure parisienne pourrait notamment servir de modèle. Le PUC accompagne les jeunes sur un double parcours, sportif et scolaire, de l’école primaire jusqu’aux études supérieures, avec des conventions établies avec des écoles, collèges, lycées et universités.
Ce savoir-faire dans la formation pourrait être particulièrement intéressant pour Vitality, qui ne dispose pas d’un équivalent dans l’e-sport. Une éventuelle reprise permettrait ainsi d’envisager des passerelles entre les deux univers et, potentiellement, de s’appuyer sur le modèle développé dans le volley pour structurer davantage l’accompagnement des jeunes.
Le volet événementiel pourrait aussi peser
L’infrastructure utilisée par le Paris Volley constitue un autre élément du dossier. La salle Pierre Charpy appartient à la Ville de Paris et le club dispose d’une autorisation d’occupation.
Dans le cadre d’une éventuelle reprise, son utilisation pourrait également dépasser le seul cadre des rencontres de volley. Lorsque la salle est disponible, des événements liés à l’e-sport pourraient notamment y être organisés. Là encore, l’intérêt serait de créer des passerelles entre les deux univers et de rapprocher les activités de Vitality de celles du club parisien.
Si l’opération venait à se concrétiser, le Paris Volley pourrait donc changer de dimension, tandis que Vitality disposerait d’un nouveau terrain d’expression dans le sport traditionnel, avec des synergies possibles autour de la formation, des infrastructures et de l’événementiel.