Sous la présidence du Brésilien Fabio Acevedo, la FIVB prépare sa « Vision stratégique 2032 » afin d’améliorer l’organisation et la visibilité du volley, tant médiatique que télévisuelle. La principale initiative, portée avec conviction par Acevedo, consiste à déplacer l’activité des équipes nationales (hors VNL, qui resterait à sa période habituelle) vers l’hiver, entre décembre et janvier, après les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, rapporte « Corriere dello Sport ».
Les enjeux derrière la réforme du calendrier
L’objectif est de donner plus de visibilité aux compétitions continentales et aux Championnats du monde, en profitant d’une période moins saturée d’événements sportifs majeurs comme la Formule 1, le MotoGP ou le tennis. Cette réorganisation répond également à la surcharge actuelle du calendrier des joueurs, qui conduit certains à décliner les convocations en sélection nationale.
Pour le moment, le projet n’en est qu’à ses prémices. La FIVB n’a échangé que de manière informelle avec les fédérations nationales, et les négociations officielles n’ont pas encore débuté. La mise en place d’un tel calendrier est complexe, car elle doit concilier les championnats nationaux et les compétitions internationales. Malgré ces difficultés, la FIVB a décidé de poursuivre le projet et n’envisage aucun retour en arrière. Les obstacles concerneraient seulement quelques pays, tels que l’Italie, la Pologne, le Japon et la Turquie sur un total de 222 fédérations affiliées.
Une fois que la FIVB aura pris en charge ces mois d’activité autour des fêtes de Noël et de fin d’année, elle pourrait théoriquement restituer non seulement ce mois, mais aussi plusieurs semaines supplémentaires aux fédérations nationales. L’objectif serait d’alléger un calendrier actuellement trop chargé, difficile à gérer pour les différents acteurs. Ainsi, il deviendrait envisageable d’imaginer des saisons débutant en septembre et se terminant en juin.
Le président de la Fédération italienne, Giuseppe Manfredi, commente dans une interview pour « Corriere dello Sport » l’idée de la FIVB qui veut déplacer l’activité des équipes nationales entre décembre et janvier : « Je pense que nous avons besoin d’innovations, d’expérimenter, d’essayer de changer certaines choses. Et toutes les innovations ont besoin de temps pour s’imposer. Par le passé, nous avons souvent critiqué des innovations, comme la suppression du changement de balle ou l’introduction du libero, pour ensuite constater qu’elles avaient fonctionné. Le vrai problème est de savoir ce que pourront faire les joueurs non impliqués dans leurs équipes nationales à cette période. Ils ne peuvent pas rester inactifs pendant deux mois. En même temps, il pourrait y avoir un double avantage : plus de temps pour les championnats, comme le demandent les clubs, et plus de repos pour les joueurs. »