Dans un communiqué publié ce jeudi par ProSmash, le syndicat des joueurs et joueuses, les volleyeuses de Saint-Dié-des-Vosges, évoluant en Saforelle Power 6, ont dénoncé des propos insultants à caractère sexuel qui auraient été tenus par l’entraîneur principal Emmanuel Dumortier.
Les joueuses ont rendu publiques, via les réseaux sociaux du syndicat, des insultes sexistes et à caractère sexuel que leur entraîneur aurait proférées, comme par exemple : « Parle, ta bouche ne te sert pas qu’à sucer. ». Ces faits ont été signalés sur la plateforme du gouvernement. « Il est ainsi encore quelques entraîneurs qui continuent d’utiliser des méthodes vexatoires, sexistes et dangereuses. Le coach de Saint-Dié fait partie de cette caste que nous combattons », ont-elles déclaré dans le communiqué.
Ces propos auraient été tenus à plusieurs reprises cette saison mais également avant la saison par l’entraîneur présent au club depuis 2023. « L’utilisation de termes tels que « connasse(s) », « pute(s) » et d’autres propos à caractère sexuel ne peuvent plus être tolérés et doivent être non seulement proscrits, mais dénoncés et condamnés pour que la honte change de camp. »
Les joueuses demandent à la Fédération française de volley d’« ouvrir immédiatement une enquête indépendante sur les accusations révélées aujourd’hui ». Elles réclament également que « toute personne ayant été signalée pour des faits de harcèlement soit suspendue à titre conservatoire immédiatement pendant l’enquête » et que « les joueuses aient accès à des mécanismes confidentiels de signalement et à un soutien psychologique ». Enfin, elles demandent à la LNV que « la ligue s’engage à mener des réformes structurelles, plaçant la sécurité et la responsabilité au centre du fonctionnement de la ligue, avec l’accompagnement de Prosmash ».
Le club n’a pas encore communiqué sur la situation.