Robin Neraudau « Ils m’ont sorti d’une sacrée galère. »

Le Plessis-Robinson a affiché 36 % de réussite en attaque face à Toulouse. (LNV - Toulouse)
Le Plessis-Robinson a affiché 36 % de réussite en attaque face à Toulouse. (LNV - Toulouse)
Arrivé en joker médical au Plessis-Robinson, Robin Neraudau relance sa saison après un départ d’Ajaccio. Le passeur français veut rapidement trouver ses repères pour aider les Hiboux à inverser la dynamique.

Robin Neraudau a rejoint le Plessis-Robinson en tant que joker médical pour pallier l’absence de Maxwell Elgert, récemment blessé au genou. Initialement, le passeur français de 26 ans devait évoluer à Ajaccio cette saison. Mais un refus d’augmentation de la masse salariale a conduit le club et Robin Neraudau à se séparer avant même le début de la saison. « C’était une situation très particulière. Le club m’avait prévenu dès le mois d’août des difficultés financières, tout en m’assurant qu’il trouverait des solutions pour que je puisse jouer cette saison », explique-t-il. « J’ai disputé quasiment toute la préparation, le coach comptait sur moi. Puis, une semaine avant le premier match, le président est intervenu dans le vestiaire pour nous annoncer que je ne pourrais pas jouer avant janvier, au minimum. À partir de là, j’ai préparé mon départ, je me voyais mal rester en tant que simple sparring-partner. »

Après son départ, Robin, qui s’imaginait déjà vivre une saison blanche, a finalement pu compter sur un soutien déterminant : « Heureusement que les entraîneurs du CNVB (Centre National de Volley-Ball) m’ont offert la possibilité de m’entraîner avec eux pour rester en rythme. Je les remercie sincèrement de m’avoir permis de continuer à travailler, car ils m’ont sorti d’une sacrée galère. »

Un nouveau défi chez les Hiboux

Désormais, il rejoint les Hiboux du Plessis-Robinson (8e), auteurs d’un début de saison remarquable, le PRVB pointant à la quatrième place à l’issue de la 16e journée. Mais la belle mécanique s’est ensuite enrayée, entre les blessures de Julian Debès et Maxwell Elgert et une série de huit défaites consécutives.

Robin en est conscient, succéder au passeur canadien ne sera pas chose aisée. « Il a été extraordinaire durant toute la première partie de saison. Mais ce n’est pas que lui, toute l’équipe du Plessis-Robinson était impressionnante. Il y a forcément une petite pression à l’idée de le suppléer sur les prochains matchs. Nous avons des qualités différentes, à moi de réussir à imposer les miennes sur le terrain. »

Pour sa première apparition sous ses nouvelles couleurs, le Plessis s’est lourdement incliné à Toulouse en trois sets (25-19, 25-22, 25-13). « C’était un match difficile, on n’a pas fait un bon match », reconnaît-il, sans dramatiser. « Il faut désormais se concentrer sur la semaine à venir, travailler pour trouver des automatismes qui vont nous aider à faire un gros match contre Saint-Nazaire à la maison. À nous d’inverser la dynamique négative. »

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