Nathan Feral : « J’ai ma chance, c’est à moi de prouver que je peux conserver cette place et que cette place m’appartient. »

Photo de Nathan Feral (Martin Jahoda : mj_photographiee)
Photo de Nathan Feral (Martin Jahoda : mj_photographiee)
Nathan Feral, 22 ans, 1m97, ancien pointu de Toulouse et futur atout offensif de Cuneo, a accepté de revenir sur son parcours en club, sa première sélection avec les Bleus, et son avenir dans le championnat italien. Un pointu aux épaules solides, prêt à relever de nouveaux défis.

VolleyActu : Tu n’étais pas titulaire en tout début de saison, mais la donne a changé, notamment lors du match contre Saint-Nazaire, où tu signes 21 points, un vrai tournant. Par la suite tu enchaînes les grosses performances et tu t’imposes comme titulaire succédant à Julien Winkelmuller, parti en cours de saison à l’étranger. Est ce que tu t’attendais à prendre ce rôle-là à Toulouse cette saison ? À avoir autant de temps de jeu ?

Nathan Feral : « Je ne m’y attendais pas vraiment, mais c’était clairement ce que je visais. L’objectif de la saison dernière était d’avoir le plus de temps de jeu possible. Bien sûr, je ne pensais pas en bénéficier autant dès le début. »

397 points en MSL, ce qui fait de toi le 6eme meilleur marqueur du championnat. C’est une performance remarquable pour un jeune pointu de ton âge, qui avait jusque là peu de temps de jeu, et qui du jour au lendemain, est devenu le titulaire à ce poste à Toulouse. Tu considères ça comme une réussite totale ?

« Absolument pas. Je suis satisfait de cette première saison, qui est encourageante. Mais il reste encore beaucoup de travail, notamment pour atteindre le niveau d’exigence des plus grands championnats, comme ici en Italie. »

En plus de figurer dans le Top 10 des meilleurs marqueurs, tu termines meilleur serveur du championnat avec 57 aces. Tu as clairement un don pour le service ! Tu impressionnes tout le monde avec tes véritables boulets de canon (0,53 ace par set). Quelle est ta recette pour être aussi efficace au service ? Parce qu’au delà des aces, tes balles mettent très souvent les réceptions adverses en grande difficulté…

« J’aimerais bien vous donner ma recette, mais je ne la connais pas moi-même ! Je dois juste avoir quelques ingrédients qui s’accordent bien, tout simplement. »

Photo de Nathan Feral à l’attaque lors d’un match de MSL avec Toulouse. (Martin Jahoda : mj_photographiee)
Photo de Nathan Feral à l’attaque lors d’un match de MSL avec Toulouse. (Martin Jahoda : mj_photographiee)

Tu fais partie des jeunes appelés en équipe de France cet été, une belle reconnaissance après ta saison. Qu’as tu ressenti au moment de ta sélection dans l’une des meilleures équipes au monde ?

« C’est un véritable honneur. Je suis vraiment content de cette expérience avec les A, qui m’a donné encore plus envie d’y retourner. »

On t’a vu entrer en jeu lors du premier match de la Ligue des Nations face à l’Argentine pour effectuer ton service, ta première apparition en compétition internationale senior. Quelles ont été tes premières impressions au moment de servir pour la première fois ?

« La première fois, c’est assez impressionnant : la grande salle, l’ambiance de la VNL… Mais j’ai essayé de rester concentré sur mon service. »

Tu as inscrit ton premier point contre l’Italie, lors du deuxième match de la phase régulière. Ensuite, on ne t’a plus revu sur le terrain. Pourtant, on espérait te voir entrer lorsque l’équipe rencontrait des difficultés. Est ce qu’il s’est passé quelque chose ou s’agissait il simplement d’un choix de l’entraîneur ?

« Je m’étais légèrement blessé au pouce en début de semaine, à mon arrivée au Canada. C’était une décision de l’entraîneur, et je dois encore prouver que je peux peser dans ce type de matchs. »

Photo de Nathan Feral avec le maillot de l'équipe de France (Alexandre Philippe : alexp_work)
Photo de Nathan Feral avec le maillot de l'équipe de France (Alexandre Philippe : alexp_work)

Après cette semaine de VNL, on t’a vu profiter de quelques jours de repos, ça fait toujours du bien avant d’enchaîner sur une nouvelle saison. Une saison que tu disputeras à Cuneo, en Italie. À la base, tu avais pourtant prolongé ailleurs comment s’est faite cette transition ?

« J’ai prolongé avec Toulouse en janvier, car le projet me semblait intéressant et j’avais choisi de continuer. Mais début mai, une offre de Cuneo est arrivée, juste après leur promotion en SuperLega. L’opportunité de jouer dans ce championnat est incroyable, et je remercie Toulouse d’avoir trouvé un accord pour me laisser partir. »

Vous êtes plusieurs jeunes Français à rejoindre la SuperLega cette saison, toi, Amir Tizi-Oualou (Modena), Noa Duflos-Rossi (Lube), Henri Léon (Piacenza), Joris Seddik (Piacenza)… À ton avis, qu’est ce qui explique que autant de jeunes fassent aujourd’hui le choix de partir à l’étranger ?

« Le championnat français est très intéressant pour obtenir du temps de jeu et affronter de bonnes équipes. Cependant, il présente certaines limites. Pour franchir un palier et atteindre le plus haut niveau, je pense qu’il est nécessaire de tenter l’expérience à l’étranger. »

T’es installé en Italie maintenant ? Comment s’est passée ton arrivée là bas ?

« Oui, je suis bien installé ! Mon arrivée s’est bien passée et nous venons tout juste de reprendre les entraînements. »

Comment se sont passés tes premiers jours avec tes coéquipiers ? Tu as déjà créé des affinités dans le groupe ?

« Oui, très bien ! On a commencé hier (Lundi 25 août) et tout se passe bien. J’ai juste un peu de travail à faire pour améliorer mon italien. »

Quel sera ton rôle cette année ? Tu seras titulaire ou deuxième pointu avec du temps de jeu garanti ?

« Sur le papier, je suis titulaire, mais si je ne suis pas à la hauteur, je ne jouerai pas, c’est sûr. J’ai ma chance, c’est à moi de prouver que je peux conserver cette place et que cette place m’appartient. Évidemment, dans un club italien, on n’est jamais seul : il y a toujours un deuxième pointu qui est un bon joueur. »

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