Mathis Henno débarque pour une rencontre capitale

Mathis Henno rejoint le Paris Volley, le même club où son père Hubert avait évolué et remporté la Ligue des Champions. (Gorzow)
Mathis Henno rejoint le Paris Volley, le même club où son père Hubert avait évolué et remporté la Ligue des Champions. (Gorzow)
Au cœur d’une semaine décisive pour le club et ses ambitions, le Paris Volley s’offre Mathis Henno pour espérer renverser le Plessis-Robinson dans une série de Play-In mal engagée.

Un atterrissage compliqué sur fond de tourmente administrative

C’était annoncé depuis quelques jours et c’est maintenant officiel : Mathis Henno fait escale à Paris. Avant de probablement s’envoler vers l’Italie, celui qu’on annonce avec insistance à Pérouse la saison prochaine pose ses bagages dans la capitale en cette fin de saison. Initialement prévue avant la première rencontre de la série, l’arrivée de l’international a été retardée à la suite d’un imbroglio réglementaire créant une situation tendue entre le club parisien et la Ligue. Finalement, le jeune Français disputera bien la deuxième rencontre de la série de Play-In ce mardi, en remplacement de Tom Koops, forfait pour le reste de la saison à cause d’une hernie discale.

Après un passage d’une saison en Pologne pendant laquelle il a marqué les esprits, le cadet de la fratrie Henno retrouve le championnat de France qu’il avait côtoyé avec Nantes et plus récemment avec Chaumont. Considéré comme un des meilleurs joueurs de sa génération, le réceptionneur-attaquant français a confirmé les espoirs placés en lui à Gorzów après avoir participé à la VNL avec l’équipe de France l’été dernier.

Si l’arrivée en cours de saison, voire exclusivement pour les phases finales, d’un joueur de ce calibre peut interroger, ce n’est pas une pratique inédite. Déjà la saison dernière, l’Alterna Stade Poitevin s’était attaché les services du bombardier Nik Mujanovic pour pallier une hécatombe au poste de pointu en amont des phases finales. Ce dernier évoluait jusque-là au Paris Volley, avec lequel il avait échoué à la 9ème place lors de la saison régulière. Le Slovène avait excellé, permettant à Poitiers d’atteindre la finale du Championnat, comptabilisant 27,5 points de moyenne par rencontre.

Photo de Mathis Henno aux côtés de François Huetz en Ligue des Nations
Photo de Mathis Henno aux côtés de François Huetz en Ligue des Nations (volleyballworld)

Un atout offensif pour faire décoller les ambitions parisiennes

En confiance après la récente victoire en Coupe de France face à Nice, les Parisiens ont néanmoins montré quelques déséquilibres offensifs en l’absence de Tom Koops, habituellement titulaire. L’équipe dirigée par le commandant de bord Maurício Paes s’est énormément appuyée sur son pointu russe Vasily Molotkov, auteur d’une monstrueuse feuille de match de 33 points à 51% à l’attaque. Derrière lui, les ailiers parisiens ont eu du mal à exister, à l’exception du Serbe Vuk Kulpinac, en réussite avec 23 unités. C’est justement là que le Français est attendu. Dans ce rôle de menace offensive prioritaire qu’il a occupé en Pologne et dans une configuration similaire à côté d’un pointu dominant, Mathis Henno a toutes les chances de se distinguer. On peut estimer que sa présence permettra aux autres options offensives d’être libérées du bloc adverse. On pense notamment à François Huetz, fraîchement élu meilleur central de la ligue et en réussite totale sur cette fin de saison.

Avec cet ajout majeur à bord, les Parisiens peuvent-ils rêver d’atteindre les sommets ? Pour cela, il faudra que le réceptionneur-attaquant s’intègre très rapidement dans le collectif et trouve une connexion immédiate avec Axel Jacobsen et Arthur Kleynjans, les deux chefs de bord de l’équipage. Avec seulement quelques entraînements en commun, rien ne garantit que cela suffise pour l’emporter sur le terrain du Plessis-Robinson. Après s’être inclinés sèchement au match aller, les joueurs de la capitale devront remporter la rencontre et un hypothétique set en or pour se donner le droit d’accéder au quart de finale face à l’épouvantail tourangeau : pas une mince affaire.

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