VolleyActu : Qu’est-ce qui t’a motivé à retransmettre les finales de la Coupe de France ?
Fares Bichard : « Diffuser les finales de la Coupe de France, c’est venu tout simplement d’une idée : on s’est dit qu’aujourd’hui, si tu veux regarder du volley, il faut trouver une plateforme où tu dois payer un abonnement. Parfois, c’est un peu contraignant. Tu peux aussi passer par des chaînes de télévision, mais dans tous les cas, cela reste payant. Aujourd’hui, pour trouver du volley, il faut aller le chercher. Moi, j’avais envie de proposer l’inverse : amener le volley directement aux spectateurs. Que ce soit le volley qui aille vers le public, et non le public qui doive aller vers le volley. Ça peut permettre à tout le monde, qu’on soit novice ou connaisseur, de s’intéresser plus facilement aux finales de la Coupe de France, mais aussi au championnat français. Et, au final, ça peut créer des choses assez extraordinaires. Donc je suis très content. »
VolleyActu : Est-ce que la Fédération a été ouverte dès le départ à l’idée de diffuser ces finales sur Twitch ?
Fares Bichard : « La fédération nous a suivis dès le départ, ils étaient vraiment très chauds. Un grand merci à eux, parce qu’en fait, la Fédération Française de Volley, mine de rien, c’est une institution avec ses bases et ses habitudes. Et là, ils sortent complètement de leur zone de confort, nous font énormément confiance, suivent toutes nos idées et nous donnent quasiment carte blanche. Franchement, c’est un vrai plaisir de travailler avec eux. »
ON DIFFUSE LES FINALES DE COUPE DE FRANCE 🏐 🥳 🇫🇷
— Bichard (@FaresBichard) March 20, 2026
🔔 Le 28 Mars à 14h30 en direct de L’Adidas Arena
Pour la 1ere fois, il y aura du Volley-Ball sur @TwitchFR
Et en plus DES FINALES OMG
Merci beaucoup à la #FFVolley pour l’opportunité 🙏🏼 pic.twitter.com/A5syTRLGJj
VolleyActu : Est-ce que tu comptes inviter des influenceurs ou des anciens joueurs sur le plateau ?
Fares Bichard : « Je suis toujours partant pour accueillir d’anciens joueurs ou des influenceurs sur le plateau, donc si certains sont intéressés, n’hésitez pas à nous contacter. Là, je suis complètement focalisé sur l’organisation, donc j’avoue que je n’ai pas encore pensé au plateau. »
VolleyActu : Est-ce que tu vas tester des choses nouvelles pendant la finale qu’on ne voit pas forcément à la télé ?
Fares Bichard « L’avantage d’être sur Twitch et TikTok, c’est qu’on peut créer pas mal de choses qui sortent du cadre des médias traditionnels. En plus, on a l’interaction avec le chat : si les gens viennent sur Twitch ou TikTok et écrivent dans le chat, posent des questions, on pourra leur répondre. Avec les co-casters, que ce soit Thomas et Selly, on a aussi des idées de jeux à faire directement avec le chat. Mine de rien, avec 8 à 10 heures d’animation, on réserve pas mal de surprises. »
VolleyActu : Le côté gratuit pour le public, est-ce important pour toi ?
Fares Bichard « Le côté gratuit, bien sûr, c’est important : c’est vraiment une chance, et c’est grâce à la fédération qu’on peut proposer tout ça. Le gratuit est essentiel, car c’est ce qui va permettre aux gens de mettre un pied dans le volley. Et une fois qu’ils auront découvert que ce sport est incroyable, je pense qu’ils risquent de rester. Si l’on veut populariser le volley, je trouve qu’il faudrait progressivement se diriger vers des solutions gratuites, au moins un match par semaine, ou au moins un match par mois, pour que le plus grand nombre possible puisse regarder du volley. »
VolleyActu : Ce format inédit peut-il, selon toi, transformer la perception du volley à la fois auprès du public, des instances, mais aussi des diffuseurs ?
Fare Bichard : « Oui, je pense que ce format peut changer la perception des instances comme du public sur le volley, parce qu’on apporte une dynamique complètement nouvelle dans la diffusion : une diffusion plus chill, plus accessible, plus ouverte aux débutants. Le but, c’est vraiment que n’importe qui passant sur Twitch ou TikTok et qui voit du volley se dise : « Eh, si je me posais 2-3 minutes devant le match ? » Et qu’en fait, il se rende compte que ce sport est incroyable : des actions de folie, des joueurs exceptionnels, des équipes impressionnantes. Tout ça peut vraiment donner envie aux gens de continuer à regarder du volley. J’espère qu’avec notre humble volonté de faire avancer le volley français, on pourra peut-être faire bouger quelques petites choses. Après, rien que pouvoir diffuser les finales, c’est déjà un grand pas. »