Bruno Soirfeck : « Espérons que ce sacrifice soit au bénéfice d’une réaction, et donc de résultats. »

Bruno Soirfeck préside le club de Chaumont depuis 2009. (Emmanuel Vannicelli)
Bruno Soirfeck préside le club de Chaumont depuis 2009. (Emmanuel Vannicelli)
Président du CVB52 depuis 2009, Bruno Soirfeck traverse une saison inédite, marquée par la difficulté et l’enjeu du maintien. Après l’annonce lundi de la fin de la collaboration entre le club et Silvano Prandi, il nous a accordé une interview pour faire le point sur la situation.

VolleyActu : Pour revenir sur l’annonce faite lundi concernant la fin de l’aventure de Silvano Prandi, nous savons à quel point il est apprécié, tant par vous que par l’ensemble des personnes qui ont eu l’occasion de travailler avec lui. Comment en êtes-vous arrivés à cette décision, qui a sans aucun doute été particulièrement difficile à prendre ?

Bruno Soirfeck : « Déjà, je vais rectifier. Si, au final, Silvano Prandi n’est plus coach du CVB52, c’est une décision concertée et non une posture unilatérale. Cela place, une fois encore, Silvano au plus haut niveau du respect que nous avons pour lui et de son professionnalisme. Maintenant, les leviers ne sont pas multiples lorsqu’on veut envoyer un message fort et provoquer une réaction vive d’une équipe. C’est un schéma assez classique, mais parfois nécessaire. D’autant plus après avoir vécu le « match » de samedi face à l’avant-dernier. (0-3, Saint-Nazaire) »

VA : De nombreux internautes estiment qu’il aurait fallu changer un joueur plutôt que l’entraîneur. Qu’en pensez-vous ?

Bruno Soirfeck : « L’avis des internautes n’est pas ma base de données. Je pense que le déficit est collectif, et j’insiste également sur la position de Silvano. Ensuite, il y a un environnement économique à prendre en compte : changer un ou plusieurs joueurs implique de leur trouver des remplaçants, meilleurs pour un coût identique. En cette période, c’est difficile. Mais nous étudions toutes les options. »

VA : Aviez-vous également l’impression que Silvano avait partiellement ou totalement perdu son vestiaire ?

Bruno Soirfeck : « Non. Clairement non. »

VA : Il y a un match mardi contre Syros et un autre samedi contre Sète. Qui prendra la place de Silvano pour ces rencontres ?

Bruno Soirfeck : « Nous avons un mois pour trouver un remplaçant, c’est notre stratégie actuelle. En attendant, c’est l’adjoint, Ivan Perez, qui assumera cette période de transition. »

VA : Même si cela représente un coût financier, est-il également possible, dans le mois qui suit, qu’un joueur arrive ou parte en plus de l’arrivée d’un nouveau coach ?

Bruno Soirfeck : « Oui. À ce stade, et malgré un marché tendu, nous étudions toutes les opportunités et avons fait part à certains agents de ces possibilités pour certains postes durant la période de mercato. Mais ce sera du un pour un : pas de joueurs supplémentaires. »

VA : Et sur quels postes observez‑vous particulièrement ce qui se passe sur le marché ?

Bruno Soirfeck : « Tous. »

VA : On évoque beaucoup les joueurs et l’entraîneur, mais vous êtes vous aussi une figure emblématique du club. Comment vivez-vous personnellement cette saison compliquée ?

Bruno Soirfeck : « Elle est inédite, donc compliquée. Il faut faire front avec peu de marge de manœuvre. Effectivement, beaucoup s’inquiètent, Chaumont étant devenu une place forte du volley. Mais c’est ainsi. L’actualité nous rappelle la « dure loi du sport » : rien n’est jamais acquis. Pour l’heure, c’est avant tout le club et sa poursuite en MSL qui nous animent. Plus personnellement, l’épisode Silvano n’est pas celui que nous avions imaginé. Espérons donc que ce sacrifice soit au bénéfice d’une réaction, et donc de résultats. »

VA : Avec 12 matchs restants en Marmara SpikeLigue et Chaumont à seulement un point de la dernière place actuellement, redoutez-vous la suite ?

Bruno Soirfeck : « Je ne redoute rien. Je sais les conséquences. Nous avons bien entendu revisité les objectifs, même si mathématiquement tout reste possible. Mais la réalité et l’objectivité m’imposent de procéder étape par étape, match par match. Le maintien est donc la priorité. Quant aux deux autres compétitions (Coupe de France et Challenge Cup), elles peuvent constituer des atouts par leurs victoires, mais ne représentent pas un objectif prioritaire. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *